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Jeûne intermittent : tout savoir sur cette pratique

Le Jeûne intermittent : vous l’avez surement entendu ou vu quelque part, que ce soit dans la bouche d’une collègue ou dans le dernier magazine santé à la mode. Il est sur toutes les lèvres depuis peu, que ce soit sur celles de ses adeptes ou de ses détracteurs. Voici quelques éléments sur cette pratique aux promesses séduisantes.

Qu’est-ce que le jeûne intermittent ?


Commençons par les bases. Le jeûne désigne tout simplement l’absence de consommation de nourriture, c’est ce que nous faisons tous les soirs lorsque l’on dort : on cesse de s’alimenter pendant une période plus au moins étendue. “Intermittent” veut tout simplement dire qu’il a lieu par intervalles. C’est donc une pratique qui alterne des plages de temps jeûnées, et des plages de temps où l’on s’alimente normalement.

Bien sûr, si l’on suit ce raisonnement, tout le monde fait le jeûne intermittent ! En fait, quand on parle de jeûne intermittent, on se réfère à une privation de nourriture plus longue que nos 8h de sommeil, c’est-à-dire à interruption volontaire et non pas subie.
Bien loin d’être un nouveau courant masochiste, le jeûne intermittent se veut être une véritable démarche bien-être ayant pour but d’apporter de multiples bienfaits au corps mais aussi à l’esprit.

Lire aussi notre article complet “Qu’est-ce que le jeûne intermittent ?

Toutes les bonnes raisons de faire un jeûne intermittent

En arrêtant de se nourrir (d’aliments solides caloriques) pendant un certain temps, on permet au système digestif de se mettre au repos. Ce temps de repos prolongé va permettre au corps de se détoxifier et de favoriser une régénération de l’organisme dans son ensemble. Le temps minimum pour bénéficier de ces bienfaits serait de 16h. C’est pour ça que l’on parle de jeûne 16:8 (16+8=24 pour les 24 heures de la journée).
Passons en revue succinctement les bienfaits et apports du jeûne intermittent.

Nettoyage cellulaire

Face à la privation de nourriture solide (on continue de bien s’hydrater pendant tout jeûne intermittent !), le corps va en quelque sorte passer en “mode survie”. Les cellules qui habituellement se nourrissent de glucose (sucre) des aliments vont donc devoir réduire leur métabolisme. Résultat : schématiquement seules les cellules saines survivront à cette privation d’énergie. Les cellules non-saines étant à l’origine de dégénérescence pouvant mener au développement de maladies, le jeûne permet d’en éliminer une bonne partie.
Ce processus permet donc de ne garder que des cellules opérationnelles, qui se nourriront, au passage, des cellules mortes.

Ralentissement du vieillissement

C’est une illustration des bienfaits du nettoyage cellulaire (et on ne va pas s’en plaindre).  Les cellules peu opérationnelles sont en partie responsable du vieillissement prématuré des cellules et de l’oxydation cellulaire. Grâce à cette sélection naturelle entre cellules, on observe une baisse de ces deux phénomènes chez un sujet pratiquant le jeûne. Pour aller plus loin : une étude complète sur le jeûne ici.

Libération des toxines accumulées

Nos organes, libres de leurs obligations digestives (on pense évidemment à l’estomac, au foie… mais votre coeur, votre cerveau sont également impliquées dans ces phases : piloter l’ensemble, faire circuler le sang … ) vos organes, donc, vont pouvoir faire le grand ménage et mieux éliminer les déchets accumulés.
Bref c’est un peu comme faire une vidange : le corps fonctionne mieux après, et pour plus longtemps ! Pour plus d’infos, se référer à cet article détaillé ici.

Conséquence in fine : la peau s’en voit plus éclatante, et notre vitalité augmentée. Certains témoignent aussi d’un meilleur sommeil.

Perte ou régulation du poids – une des motivations récurrentes pour faire un jeûne intermittent

L’organisme, privé de sa source préférée de carburant qu’est le glucose pendant le jeûne, va adopter l’état métabolique appelé “cétose” qui va lui permettre de créer son propre carburant, à partir des cellules graisseuses du corps. Cet état est seulement possible si le taux de glucose est réduit et les niveaux d’insulines faibles

 Voir aussi : Jeûne et perte de poids : une solution douce et pérenne

Régulation de la glycémie

On vient de le voir dans le paragraphe précédent, c’est une conséquence directe de la diminution du taux de glucose dans le sang. Cette diminution est seulement possible si l’on cesse d’alimenter son corps en aliments caloriques et sucrés. On insiste donc sur le fait que les boissons consommées doivent aussi être sans sucres et très peu caloriques. Des chercheurs ont d’ailleurs démontré une meilleure résistance à l’insuline et une baisse de la sensibilité à l’insuline (étude de l’International Journal of Obesity) grâce au jeûne.

Bienfaits pour notre microbiote

Ah le microbiote ! Inconnu ou oublié pendant trop longtemps, on parle aussi beaucoup de lui en ce moment. Eh bien figurez-vous que dans le cadre d’un jeûne intermittent, nos germes intestinaux par milliards vont participer à l’effort de guerre en s’organisant et s’adaptant aux restrictions. Car oui, les germes se nourrissent aussi ! Une régulation microbienne va s’opérer, et une étude montre même un meilleur équilibre microbien ainsi que des améliorations au niveau de la santé cardiométabolique.

Diminution des vecteurs de maladies 

Aussi fou que cela puisse paraître (ou non d’ailleurs), le jeûne permet la prévention de nombreuses maladies cardiovasculaires, et même de certains cancers. Moultes études constatent une diminution marquée de la pression artérielle et de la production de cholestérol notamment due à la baisse des triglycérides (chaine de graisses) dans le sang, principaux marqueurs liés aux maladies cardio-vasculaires. (Evoquons à nouveau l’étude de l’International journal of Obesity). 

Les bienfaits du Jeûne intermittent pour l’esprit

Bien sûr, on ne s’arrête pas dans une si bonne lancée ! Cette fois-ci, pas d’étude chiffrée mais de nombreux témoignages supportent le constat d’une nette amélioration de la concentration pendant le jeûne, ainsi qu’une vivacité d’esprit accrue. Outre ….La pratique du jeûne intermittent serait stimulante pour le cerveau car elle favoriserait la croissance de nouveaux neurones.

Consulter en détail tous les bénéfices du jeûne

Les différentes méthodes pour jeûner

Il existe un certain nombre de possibilités pour jeûner. Il est important de comprendre que toutes ces façons peuvent plus ou moins vous convenir suivant vos objectifs mais aussi votre santé. Certains jeûnes sont plutôt réservés aux plus aguerris, pratiquant déjà le jeûne depuis plusieurs années. Pour commencer, (et pour ne pas vous décourager) nous vous conseillons un jeûne court.

La méthode 16:8
C’est le jeûne de 16h : l’un des plus répandus aujourd’hui, de par son accessibilité et sa facilité à s’intégrer à votre quotidien. Comme son nom l’indique, vous allez jeûner 16h sur les 24h d’une journée, et donc choisir une plage de 8h dans votre journée pour vous alimenter. Ce jeûne peut tout fait être adopté au quotidien car il suffit juste par exemple de sauter le petit-déjeuner ou bien le dîner, chose que nombre d’entre vous font peut-être déjà sans le savoir !

Pour commencer le jeûne intermittent, nous vous conseillons d’y aller petit à petit : d’abord 1 journée par semaine, puis la semaine suivante 2 jours (non consécutifs) etc. Sachez que lorsque vous aurez fait plusieurs jeûnes intermittents 16:8, vous pourrez passer à des jeûnes plus longs, de 1 à 2 jours consécutifs, qui seront plus faciles pour vous.

Voir les autres types de programme de jeûne intermittent

Le bouillon, star du jeûne intermittent

Pendant un jeûne, seules les boissons peu caloriques sont acceptées. Peu caloriques, c’est-à-dire peu sucrées, pour faire simple : le thé ou le café (sans sucres), l’eau et les bouillons de légumes. Et les jus de fruits ? Not possibeule, car trop riches en sucres.
C’est extrêmement important car comme expliqué plus haut, le corps doit être privé de glucose et autres aliments solides (qui impliquent une digestion) pour pouvoir changer d’état métabolique.
Votre priorité durant votre jeûne doit être de bien hydrater votre corps, c’est primordial. Essayez d’atteindre les 3L par jour recommandés pour palier l’absence d’aliments solides (qui contiennent une partie de l’eau dont nous avons besoin quotidiennement).

Un bouillon de légumes vous permet de varier vos boissons, avec plus de goût et de corps, ce qui permet de mieux tenir cette période de privation. Il peut même servir de transition lors de la rupture du jeûne : un p’tit bouillon en début de repas vous permettra de prolonger encore le jeûne ou de retarder un peu l’absorption d’aliments solides. En plus de cela, les bouillons de légumes sont connus pour améliorer la digestion en boostant notre tube digestif tout comme notre foie.

Tout savoir sur le jeûne et les bouillons de légumes

En résumé, le jeûne intermittent c’est

  • Une pratique qui consiste à interrompre volontairement son alimentation “normale” et pour une durée supérieure à 8h (en général pour 16h minimum)
  • Des bienfaits bien documentés scientifiquement comme : le nettoyage cellulaire, le ralentissement du vieillissement, la libération de toxines accumulées, la perte ou régulation du poids – une des motivations récurrentes pour faire un jeûne intermittent, la régulation de la glycémie, des bienfaits pour notre microbiote, la diminution des vecteurs de maladies, des bienfaits pour l’esprit
  • De nombreuses façon de le pratiquer, chacun à son rythme, ce que l’on peut résumer par “Jeûner comme vous aimez”
  • Beaucoup plus sympa avec un bouillon de légumes, faibles en calories, savoureux (quand il est bien fait), un vrai atout pour réussir son jeûne intermittent

Notre sélection de bouillons adaptés au jeûne intermittent :

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