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Potage, bouillon : toutes les variétés

D’ailleurs quand dit-on bouillon ou potage ? Quelle différence ?
C’est bien simple : le bouillon est simplement un type de potage clair (clarifié : on a enlevé les morceaux et particules restantes). A contrario, un velouté est un potage non-clair, on dit “lié” : plus épais, où les légumes ont étés réduits en purée. Dans cet article, nous nous intéresserons aux potages dits “clairs” ou bouillons en tout genre.

potage de légumes

Le bouillon ou potage de légumes

Il est cuisiné depuis la nuit des temps à travers les continents : le potage de légumes a été la base de l’alimentation de nombreux peuples, et l’est encore pour certains. Bien plus qu’une simple entrée, le potage a même été le seul repas de la journée pour les paysans, agrémenté de légumes bouillis et de pain.

La recette est simplissime et à la portée de tous ! Vous n’avez qu’à laver, éplucher et couper grossièrement vos légumes. Choisissez-les bien mûrs et biologiques pour un meilleur résultat. Vous n’avez qu’à les immerger d’eau froide dans une grande marmite, agrémenté de quelques épices comme un bouquet garni, un demi oignon et clou de girofle. Portez le tout à ébullition (petite ébullition) pendant une bonne heure pour un échange suffisant de saveurs et minéraux entre l’eau et les légumes.

Ça y est ! Vous avez votre potage ! Il ne reste qu’à garder le jus de cuisson, et réserver les légumes bouillis, pourquoi pas pour une purée ou à déguster tels quels. Aucun besoin de bouillon cube ou autre substitut déshydraté à la composition critiquable (additif, gras, sucres, sel).

Alors bien sûr, chez Bú Bouillons, nous avons cherché à faire mieux que la base, à imaginer des recettes où les ingrédients se combinent, s’équilibrent, se marient parfaitement pour une expérience gastronomique moins “basique” et des saveurs surprenantes !

Les bouillons asiatiques

Le bouillon fait partie intégrante de la cuisine asiatique, bien plus qu’en Europe. Chaque pays l’a détourné à sa façon selon les coutumes et saveurs plus traditionnelles. Par exemple, la soupe Thaïlandaise sera bien plus épicée que n’importe quelle autre soupe asiatique (en général) et très souvent peu grasse. Au Japon, le bouillon sera servi tel quel, bien moins épicé, et sera surtout considéré pour ses vertus diététiques. Petit tour d’horizon.

Le Vietnam : un des plats les plus emblématiques est le Phô Vietnamien. Cette soupe au boeuf est traditionnellement réputée être née de la colonisation Française et du fameux pot-au-feu (on prononce d’ailleurs “feu” et non “fo”). Le Bœuf étant peu consommé au Vietnam, le bouillon fut réalisé à partir de poule ou poulet, bien évidemment revisité selon les traditions et ingrédients locaux. Seules les boulettes sont au boeuf. Il est agrémenté d’herbes aromatiques, de nouilles de riz…

Le Japon : Le pays d’Asie où le bouillon est le plus présent dans la gastronomie Nationale. Commençons par le dashi, le bouillon phare des Japonais que l’on retrouvera dans une multitude d’autres préparations. C’est un peu notre bouillon de volaille en France. On retrouve le dashi pour les sauces, dans la soupe miso (plat le plus consommé par les Japonais) et d’autres préparations mijotées.

La particularité du Dashi, est sa saveur Umami, la 5ème saveur, très présente dans la gastronomie japonaise. On connait tous le goût du sucré, du salé, de l’acide et l’amer, mais les Japonais ont déclarés expérimenter de façon récurrente une 5ème saveur, propre à leur gastronomie même si elle reste universelle : l’Umami (goût savoureux). Ce goût complexe recouvre toute la langue et persiste en bouche avec cette sensation agréable d’équilibre et de rondeur. On dit qu’il provoque immédiatement la salivation, preuve de la sapidité du plat.

C’est un bouillon pourtant loin du nôtre puisqu’il est fait à partir d’ingrédients encore presque inconnus en France : l’algue konbu et la bonite séchée !
On retrouve aussi d’autres plats comme le “Shabu-Shabu“, une fondue typique Japonaise où l’on plonge des morceaux de viande dans un bon bouillon chaud (un peu notre fondue bourguignonne en somme) ou encore les plats de ramen qu’on ne présente plus. Enfin si, quand même, quelques mots pour rappel : les rāmen sont des plats de nouilles servis dans un bouillon et souvent assaisonnés au miso ou à la sauce soja. Pour la petite histoire, ils sont originaires de Chine et arrivés au Japon au début du XX e siècle. Ils font partie et aujourd’hui considéré comme partie intégrante de la cuisine japonaise.

La Thaïlande : la soupe est à l’honneur dans la gastronomie Thaïlandaise : on agrémente souvent un bouillon de légumes de pâte de curry, de lait de coco et diverses épices auxquelles on ajoute souvent du poulet ou des crevettes. La plus connue des soupes Thaïlandaise est surement le Tom Yam Kung, une soupe thaïlandaise rouge de crevettes relevée avec un bouillon à la citronnelle, des feuilles de combava, de la racine de galanga, et toujours le fameux piment Thaïlandais. On peut aussi citer le Tom Kha Gai, une soupe onctueuse où l’on retrouvera du poulet, lait de coco, galanga, citronnelle, feuilles de combava, coriandre, citron vert et piment Thaï.


Le potage de viande et bouillon d’os

Incontournable de la gastronomie française, le potage de viande s’invite au menu des grands classiques comme le pot-au-feu, la soupe à l’oignon, la poule au pot, le boeuf bourguignon… Qu’il soit de volaille, de boeuf, d’agneau etc, le bouillon va servir à cuire la viande en profondeur, à l’attendrir et à la parfumer. Attention donc aux morceaux choisis pour cela : selon la taille et le type de viande (plus ou moins grasse), la viande n’aura pas la même consistance ni la même tenue de cuisson. Dans un bouillon de boeuf, on utilise en général des morceaux comme la gîte, le paleron, le plat de côte, la queue de boeuf…

La particularité des bouillons et potages de viande est qu’il faut absolument réaliser au moins deux cuissons (départ eau froide) et écumer après la première pour éliminer les impuretés.

Notre recette de bouillon de volaille maison

Comment faire ? Soit on saisit la viande quelques minutes avant d’ajouter l’eau froide, s’il on préfère avoir un potage corsé, soit on démarre la cuisson à l’eau froide. Il est aussi possible d’allier des morceaux plus gras avec des plus maigres pour que le morceau gras parfume le bouillon, puis on ajoutera le morceau maigre une fois le bouillon bien chaud pour préserver la qualité de la viande.

Bouillon d’os et collagène : il existe aussi des potages cuisinés à partir des os de viande. On aura cuisiné la viande de la façon que l’on souhaite mais on gardera les os pour en faire une sorte de bouillon-remède très concentré en minéraux, vitamines, nutriments et collagène. Que ce soit avec un os à moelle ou une carcasse de poulet, le bouillon d’os est un véritable concentré de jouvence, premier plat servi aux femmes sortants de l’épreuve de l’accouchement pour “aider à se reconstituer”.

C’est un véritable “médicament” pour les corps affaiblis : en gueule de bois, pour renforcer ses défenses immunitaires en hiver ou pour les personnes souffrants de troubles digestifs, le bouillon d’os peut faire des miracles ! Le collagène très concentré dans ce consommé est un agent réparateur : il agit aux niveau des tissus et des os mais est aussi très prisé en pharmacie et cosmétique car il raffermi notre peau ! Dans les traitements de l’arthrose ou arthrite, on les conseille fortement ainsi que d’autres suppléments riches en collagène pour aider au renforcement des articulations.


Le bouillon de poisson

Une façon de réutiliser toutes les parties du poisson comme les arêtes, têtes et abats (un peu comme pour les bouillons d’os de viande) est d’en faire un bouillon parfumé, facilement utilisable pour un fumet par exemple ou une bisque. Ces potages de poissons sont très présents en Asie, surtout au Japon (on pense au dashi mentionné plus haut avec de la bonite). On pense à notre fameuse bouillabaisse ou la soupe de poisson à la rouille, plus typique du sud de la France ou à la divine sopa de caçao Portugaise.

Notre sélection de bouillons :

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